Communiqué de presse de Jacques Béhague, Conseiller Général des Hautes-Pyrénées du 18 juillet 2014

Ségolène Royal vient visiter son zoo et sa réserve d’indiens

C’est un peu par hasard, il y a quelques jours, au travers de la presse, que nous apprenons que la Ministre de l’Écologie venait rendre visite au parc national des Pyrénées et « officialiser le lâcher de bouquetins ».

Les bouquetins…

Heureux événement, conservé secret sauf pour les 4 parlementaires du département, mais que nous avait fait découvrir la presse en ligne. C’était donc bien vrai. Des bouquetins sont lâchés à Cauterets. Et d’autres sont prévus dans le PNR des Pyrénées ariégeoises. Combien à quel coût ? Sujet à priori tabou en cette période de disette budgétaire… Les élus du département ne sont pas informés…

Avec le bouquetin, pas de problème

Contrairement à l’ours, le bouquetin est sans problème. Il mange de l’herbe mais pas de moutons. Oui, mais, on ne dit pas tout. La preuve : ces introduction se font secrètement. Pourquoi ? On ne nous dit pas que le bouquetin peut être porteur de maladies transmissibles aux ovins et caprins comme nous pouvons le constater dans le massif du Bargy en Haute-Savoie où ils font l’objet d’un abattage quasi systématique de la part de l’ONCFS. On ne nous parle pas, non plus, des risques sur l’avenir. Le bouquetin, comme le mouflon dans le Parc du Mercantour, peut rentrer en concurrence herbagère avec les moutons, vaches, etc… Jusque sur les prairies de fauche. Et un jour, il est tout à fait imaginable, que l’on dise aux éleveurs que cette espèce rentre dans l’état de chargement des estives pour le calcul des primes mais aussi pour la quantité de bêtes autorisées à pacager. Et là, le directeur du Parc a tous les droits…. A moins que, comme dans le Mercantour, le loup vienne régler les problèmes de chargement. Comment Madame la Ministre va-t-elle rassurer les éleveurs ? Comme en 1992 en prévoyant d’autres ours ou… des loups ? Certains disent que le bouquetin peut être régulé par le loup ou peut servir de nourriture pour les grands carnivores. Quelles preuves du contraire peut nous amener Madame la Ministre ?

Un programme approximatif

Annoncé en dernière minute, paru puis effacé du site Web du Ministère pour réapparaître, en définitive la Ministre n’ira pas en Ariège comme envisagé initialement. Elle restera dans les Hautes-Pyrénées. Le zoo est plus calme. Peu de prédations d’ours comparés à l’Ariège. Et elle ira à la pêche dans le Val d’Azun au lieu du laboratoire du CNRS à Moulis. Mais tout peut encore changer nous fait-on savoir. Ce n’est pas grave, le Conseiller Général du Pays Toy n’est pas invité. Madame la Ministre n’aime pas l’opposition et l’esprit républicain.

On ne parle pas d’ours

Les bouquetins ont la vedette. Peut-être pense-t-elle qu’ils font consensus ? Elle pourrait bien déchanter dans quelques jours. Mais dans l’immédiat cela évite de parler d’ours. Quelques prédations à Cauterets sur deux élevages, beaucoup plus en Pays Toy, mais là on le néglige. Qu’elle ne se fasse pas trop d’illusions, les éleveurs qu’elle doit rencontrer, notamment l’ASPP 65, lui expliqueront sans doute ce que sont les loups et les ours peut-être même en lui rappelant qu’elle a une TRES grosse part de responsabilité dans ce scandale d’État qu’ont été ces importations d’ours slovène.

Et les sinistres….

Circulez, il n’y a rien à voir. Pas de sinistre en 2013. Ou alors tout est réparé et payé. En fait, la Ministre de l’Écologie s’en moque. Rien n’est prévu dans son programme à ce sujet. Passera-t-elle par le Pays Toy pour découvrir les étoiles au Pic du Midi ? Secret ! Si par hasard elle était apostrophée, mieux vaut tout tenir secret. En attendant, il faudra payer les blessures des crues même si l’État et le Président de la République ne tiennent pas leurs promesses.

La Ministre à la pêche

Manifestement les responsables du Parc National ne devait pas bien savoir comment occuper le temps de ministre en déplacement touristique dans ce grand zoo pyrénéen. Pour compléter le temps, au lieu d’un laboratoire du CNRS, elle ira donc à la pêche dans le Val d’Azun. Activité ludique par excellence permettant par la même occasion de découvrir une vallée sauvage peuplée d’indiens qui accueillent ours, isards et bouquetins dans des espaces protégés où les activités humaines sont réglementées. Décidément, cette Ministre de la République n’a rien d’autre à faire de plus sérieux alors que tout le monde est pressé comme un citron par les impôts. Quel mépris du peuple !

En fait, Ségolène Royal vient passer un week-end à la montagne aux frais du contribuable pour visiter le zoo et la réserve indienne. Son programme évite tous les sujets délicats. Elle ne brille pas par le courage et la transparence de ses actions puisque la presse n’est pas invitée au Pic du Midi et à la partie de pèche. Juste pour lâcher des bouquetins… A quel prix ? Personne ne le dit. Mais le fait est que des communes de la vallée des gaves et le conseil général sont financièrement « plombés » pour 30 ans par un Président de la République qui ne respecte, à aucun moment, sa parole alors qu’une fois encore on va jeter de l’argent par les fenêtres en important des bouquetins ibériques et en affectant une équipe à leur suivi.

Honte à vous, Madame la Ministre. Votre présence dans les Hautes-Pyrénées ne présente strictement aucun intérêt autre que de dépenser une fois encore l’argent du contribuable.

Jacques Béhague

Conseiller Général du canton de Luz

L’ours du Pays Toy a toujours faim

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L’ours n’a pas cessé de vadrouiller tout l’hiver entre le Val d’Azun et le Pays Toy. http://www.pyrenees-pireneus.com/Faune/ours/France/Presence-Localisation-Suivi/2014/2014-04-24-ours-vadrouille-vallee-Gaves-entre-fevrier-avril-2014.php Il fallait bien qu’il trouve facilement le garde-manger en ce début de printemps. C’est chose faite !

Premières prédations.

Depuis que la neige est partie et que le soleil réchauffe, les bêtes sont sorties autour des granges. L’herbe pousse en altitude et les voici dans les estives intermédiaires. Une transhumance qui n’a pas échappé à Martin qui a su en profiter pour se rassasier depuis la fin de la semaine dernière.

Un bélier à Destrade pour se mettre en bouche puis, dans la nuit de dimanche à lundi, un autre sur l’Estibe prélevé sur le troupeau de Thierry Lassalle-Carrère. Un abonné au casse-croute du plantigrade. Et puis quelques ruches pour le dessert.

Plan d’introduction d’ours : NON à la gabegie écologiste !

Communiqué de Frédéric NIHOUS, Président de CPNT – Conseiller régional d’Aquitaine

Pau, le 13 décembre 2013

Et les revoilà… Conscients d’une écoute réceptive au ministère de l’écologie qui ne cesse d’envoyer des signaux positifs à la nébuleuse écologiste, voilà les pro-ours qui se réveillent et qui, dans le plus grand mépris pour les éleveurs, les bergers et tous les usagers traditionnels de la montagne, réclament pour Noël des « nounours » qui ne seront pas en peluche !

Ces lâchers avaient été supprimés par le précédent président de la République que j’avais personnellement rencontré à cette fin en mai 2011, décision de bons sens qui avait apaisé la montagne après des années de provocations ineptes. Ignorant le refus général des Pyrénéens de voir procéder à de nouveaux lâchers coûteux, dispendieux, inutiles et dangereux pour l’agriculture montagnarde, les idolâtres de l’ours relancent aujourd’hui le ministre Martin en lui présentant un projet d’introduction.

Que ces contemplatifs écologistes soient prévenus : on ne veut pas d’ours et, par la même occasion, pas de loups ni aucun autre grand prédateur ! On veut des emplois, des écoles, des services publics et le respect de nos activités traditionnelles (chasse, pêche, etc.) en montagne ! Voilà à quoi doit servir l’argent public, donc du contribuable, et pas à acheter des ours en Slovénie et à engraisser quelques associations écologistes pro-ours qui ne vivent que grâce à cela, sans parler des dégâts prévisibles que le contribuable devra encore payer ! STOP, ça suffit la plaisanterie et la gabegie !

Le ministre Martin n’a-t-il pas mieux à faire en ce moment (pollution de l’air, PCB, écotaxe, nucléaire, chasse, etc.) qu’à perdre son temps avec un projet qui ne pourrait que rallumer la guerre dans la montagne ?

Que l’on cesse de nous amuser avec ces irresponsables obsédés de l’ours et traitons les affaires sérieuses de nos montagnes sinon, au cas où serait envisagé puis décidé un lâcher, le ministre et son gouvernement vont nous rendre … vert, mais de rage !

Plan et introduction d’ours : La plaisanterie de mauvais goût des écolos

 Après s’être attaqué à l’AOC / AOP mouton de Barèges-Gavarnie avec la complicité active du député Jean Glavany (Voir sa question écrite au Ministre de l’Agriculture) les voici maintenant qui veulent introduire des ours.

Cessons de dire n’importe quoi

Un projet de l’envergure d’une introduction d’ours doit être soumis à une concertation depuis le début de l’élaboration du projet comme prévu dans la convention d’Aarhus, l’article 7 de Charte de l’Environnement et le Code de l’Environnement. Or ces deux associations, Férus et ADET-Pays de l’ours ont, une fois de plus, montré leur haine et leur mépris à l’égard des éleveurs et bergers des Pyrénées en présentant discrètement un projet d’introduction au Ministre de l’Ecologie.

Ils ont eu raison de ne pas consulter les personnes concernées car personne ou si peu de monde aurait répondu à leur sollicitation. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous ne voulons pas d’ours et, par la même occasion, pas de loups ni aucun autre grand prédateur.

Alors, ne perdons pas notre temps et notre argent. Nous avons des vallées à reconstruire et plus spécialement la nôtre, celle des Gaves et du Pays Toy. Ceci est bien plus important que d’importer des ours, surtout en période de difficultés financière où les communes ont des difficultés à boucler leurs budgets et les conseils généraux doivent faire face aux besoins sociaux de nos concitoyens en difficulté. Ne perdons pas de vue que si ces associations écolos financent l’introduction c’est encore le contribuable qui devra payer la gestion telle que les dommages de prédations et les équipements de prévention sans parler du personnel.

Que l’on cesse de nous amuser avec ces irresponsables obsédés de l’ours et traitons les affaires sérieuses de nos vallées.

Jacques Béhague